L’invasion des F1

Aujourd’hui, j’ai fait un petit tour dans des différents magasins de jardinerie, tranquillement, j’observe les plants des tomates, les cucurbitacées etc … Et, à ma grande surprise, c’est le choc ! il y a un tas de variétés d’F1 ou hybrides sur pratiquement tout les produits !.
A partir de ce moment je me suis dit :
– C’est la catastrophe … où va le monde ?!.

Alors, la plupart des personnes qui débutent, ça vous convient parfaitement, car :
De toute manière ce n’est qu’un « mot » ou peut-être même sont nom ?.
– « A première vue, le plant à l’air convenable … Allez Hop ! j’achète ! »  (j’en sais quelque chose je suis passé par là, à une époque où on en trouvé quand même que très rarement dans les magasins).

Sauf que, qu’est-ce que vous venez d’acheter ?.
Voilà votre plant à l’avenir …

Qu’est-ce qu’un F1.
La chose la plus importante à souligner c’est que : Si vous avez l’intention de récupérer les semences sur vos récoltes pour l’année d’après, c’est même pas la peine d’essayer ! car c’est justement conçu pour être stérile.
Bon, ils ne le sont pas tous, cela dépend de l’espèce et de la variété. Mais ils peuvent l’être pour plusieurs raisons : la pression de sélection exercée sur les plantes est telle que la fonction de reproduction est affaiblie, voire inhibée. La raison souvent invoquée par les détracteurs de l’industrie des semences est que rendre stérile, par un procédé biologique, un F1 oblige le client, à se réapprovisionner chez son fournisseur l’année suivante, une manière d’être sûr de gagner de l’argent.

Voici les questions « maires » que se posent ces semenciers  :
– « Il faudra produire rapidement, le plus longtemps possible, un produit identique et évidemment au moindre coût. Oublier les aléas du terrain, du climat, l’habileté du maraîcher/agriculteur, il faut des légumes capables d’être cultivés partout »

Cela concerne en même temps, les fruits et légumes que l’on achètes dans les supermarchés, sans parler des pesticides …
– « De quoi ? »
– « Bah de pesticide là … tu sais, la chose que l’on mettait aussi dans les bombes de la second guerre mondial ! »
– « Ah ouai, Hmmm … ça donne faim tout ça … »

De manière schématique et hors reproduction végétative, une plante donne un fruit rempli de semences, les graines vont tomber au sol pour donner d’autres plantes l’année d’après. En récupérant ces graines, le jardinier peut perdurer sa production d’une saison à l’autre, ce que ne permettent pas les hybrides F1.

La première récolte F1:

– « Regarde la taille et la beauté du fruit ! » (sauf que, ça reste que du virtuel.)
Quant on le mange, on s’ aperçoit vite l’absence de goût sans parler de sa qualité nutritive (souvent divisé par 6).
Vidéo explicative :

Comparaison nutritive entre des tomates issues de semences paysannes et de semences hybrides F1 from manu on Vimeo.

Alors, Voilà … vous êtes au courant.
Acheter Du F1 ou dites « hybride », vous l’aurez compris, c’est acheter une graine génétiquement modifier par l’homme qui n’est plus du tout conçu naturellement.

Achetez des semences « Bio » ou « Non traité » n’ayez pas peur de gaspiller 1€ de +, car votre corps et votre terre, vous diront : MERCI et surtout vous pourrez resemer à vie !. 🙂

Je vous invite à visionner cette vidéo si ça vous intéresse : 

 

One thought on “L’invasion des F1

  1. Merci pour ce reportage
    Je ne suis toutefois pas entièrement d’accord avec le fond du discours les hybrides F1 apportent souvent un avantage immédiat qui provient des parents une résistance aux maladies une production plus généreuse et bien d’autres encore
    Il est vrai lorsque les plantes ne sont pas stériles que lors de la deuxième génération la récolte ne soit pas uniforme et cela est dû à la génétique qui selon les lois de Mendel restitue les caractères des deux parents et de la plante mère qui a donné les graines
    Avec les hybrides F1 il n’y a donc pas érosion de caractères génétiques puisque l’on peut revenir en arrière et retrouver les plantes qui ont donné l’obtention
    Ceci mis à part tout à fait d’accord pour pérenniser la Culture des semences anciennes et continuer en tirer profit
    Merci encore pour le partage d’expérience

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